L'association

 

Générations Europe s'est constitué en association et a désigné son bureau, constitué de

Marc d'Héré (Président), Martine Bidegain, Elisabeth Boyer, Maryline Lugosi, Gérard Bardier, Gabriel Cohn Bendit et Gilles Norroy

Parmi les premiers signataires de l'Appel:

Christian BLANC (Energies Démocrates), Jean Marie BOCKEL (Gauche Moderne, PS), Daniel COHN BENDIT(Verts), Philippe HERZOG (Confrontations),Bernard KOUCHNER (Réunir, PS) Corinne LEPAGE (CAP 21),Nicole NOTAT, Marielle de SARNEZ(UDF), Lionel STOLERU (MRG)

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Samedi 4 novembre 2006

Le thème de la dette publique serait il soudain devenu à la mode sur Internet ? En tous les cas, on peut lire toute une série d’articles, considérant suivant les cas, que le problème est sur estimé (c’est le point de vue de Salanié sur Telos eu, d’Alexandre Delaigue ou de Laurent Guerby) alors que d’autres au contraire soulignent l’importance du sujet (Verel par exemple ou Matthieu) comme le fait le site Energies2007 qui a diffusé une feuille d’impôt factice pour sensibiliser au thème. Alain Lambert a noté cette diffusion sur son propre blog et alerte sur le fait que la dette asphixie l'Etat.  Au même moment la sortie du livre de Bernard Spitz, le Papy Krach, qui évoque des questions proches,est saluée par Koz et encore Verel. Versac, de son coté, peut être gêné par l’apparente opposition sur ce thème de deux de ses collègues communards, essaie pour faire avancer le débat, de trouver un juste milieu. On notera à ce propos que la plupart des intervenants semblent d’accord pour mieux gérer les finances publiques, dans le sens d’utiliser plus efficacement les deniers de l’Etat.

 

J’ai déjà abondamment présenté le rapport Pébereau et ses principales recommandations. Rappelons quelques chiffres qui viennent souligner  l’importance du phénomène :

 

En 25 ans, la dette publique est passée de 20% du PIB à 60%. Quand on sait que 90% de cette dette est due à l’Etat et que les ressources de celui-ci représentent environ 20% du PIB, on comprend que l’Etat a pris sur cette période 2 ans d’avance sur la consommation de ses ressources. La plus grande partie du phénomène s’est faite sur les 15 premières années, entre 1980 et 1995. Entre 1995 et 2004, la dette a encore pris 10% du PIB en France. Dans le même temps, la plupart de nos voisins, en particulier parmi les 15 qui appartenaient à l’Union Européenne avant l’élargissement, ont réduit la leur. Nous sommes passés ainsi du 2ème rand des plus sages dans ce club à la 11ème place.Et cela ne va pas mieux, comme le note Alexandre Delaigue

 

Aujourd’hui, le seul paiement des intérêts de la dette de l’Etat absorbe d’importance ressources : plus de 40 milliards d’euros, soit l’intégralité de l’impôt sur le revenu, ou plus que les budgets cumulés de la sécurité, des transports, du logement et de la justice !

 

Il est donc important que cette question soit un des thèmes majeurs des campagnes électorales qui sont déjà ouvertes de fait. Demain, mon choix de vote dépendra fortement des propositions et engagements pris par les candidats sur cette question.

 

Et en particulier des solutions qu’ils compteront mettre en place :

 

Sont ils prêts à simplifier l’organisation administrative (pour moi, ne garder que les régions et les communes regroupées) et faire disparaître les structures redondantes, comme l’ont fait nombre de nos voisins (proposition 14 du rapport) ?

 

Sont ils prêts à moderniser profondément la politique de ressources humaines des administrations publiques (moins d’embauche, plus de mobilité interne, propositions 15 et 16) ?

 

Sont ils prêts à faire évoluer le régime des retraites pour en assurer l’équilibre (remettre en cause les régimes spéciaux et repousser l’âge de départ, proposition 7) ?

 

Oui, il faut aborder ces questions en 2007 !

Gérard Bardier

 

par Gérard Bardier publié dans : la puissance publique en question
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Dimanche 22 octobre 2006

Pour un service civique européen :

 

Obligeons nos dirigeants à parler d’Europe durant cette campagne !

 

 

 

Octobre 2006 : près d’un an et demi après la victoire du Non au référendum sur le traité instaurant une Constitution pour l’Union européenne en France, l’Europe est de nouveau la remarquable absente des débats politiques. 

 

Et pourtant les enjeux sont importants. Depuis ce vote négatif, l’Europe est comme paralysée, aucune vision politique ne se dégage d’un ensemble qui continue à s’élargir sans savoir dans quel but précis, si ce n’est pour la réunification d’un continent. Les Français portent une responsabilité importante dans cette situation et le mutisme actuel de nos dirigeants pousse nos voisins européens à se mettre d’accord et à agir sans nous, mais pouvons nous vraiment le leur reprocher ? 

 

Il semble que nous soyons retombés dans cet éternel (et à mon sens) stérile clivage gauche –droite qui oblige les uns et les autres à se positionner sur cette échelle et à en oublier le fonds, la substance. C’est aussi pour cela que les partis de gouvernement, de gauche comme de droite, se taisent sur le sujet européen car ils savent qu’il s’agit là d’une source de divisions fortes en interne. 

 

Alors, pour parler d’Europe en 2007, il va falloir ruser ! Essayer de trouver des points d’entrée et les rendre incontournables. L’Europe doit devenir une thématique naturelle, un sujet qu’on aborde comme une évidence, car elle fait aujourd'hui partie de notre quotidien et car les options politiques prises par les uns ou les autres ne peuvent plus aujourd'hui se penser uniquement à l’échelle nationale. 

 

Concrètement, prenons l’exemple du service civique. Depuis les émeutes de l’année dernière, tous les politiques ont trouvé une idée géniale et absolument novatrice : instaurer un nouveau service civique (obligatoire ou non) pour tous les jeunes. Et là, ils sont tous d’accord, la gauche comme la droite.

Toutefois, nous sommes en droit de nous demander si ce projet est réellement aussi génial et révolutionnaire ? Les jeunes crient leur insatisfaction, qu’à cela ne tienne, envoyons les tous ensemble réaliser des missions d’intérêt général, sous les couleurs de la France et ni une ni deux, nous retrouverons de bons et gentils patriotes. Quelle illusion !

Et pourtant, l’adaptation moderne et réellement révolutionnaire de ce projet existe : transformons ces missions en de véritables moments d’échange et de rencontres, qui donneront à tous les jeunes de nouvelles perspectives, qui leur ouvriront les yeux.

Nous vivons aujourd'hui dans un monde ouvert, et c’est cette crainte de l’autre, cette peur de figurer parmi les laissés pour compte de cette ouverture, qui nous pousse parfois à nous replier sur nous même, à ne se préoccuper que de soi et des siens.

Offrons aux jeunes un véritable service civil européen : la chance de pouvoir passer plusieurs mois avec d’autres jeunes, venus d’ailleurs, pour échanger, apprendre, relever des défis et tout simplement apprendre à se faire confiance, à se débrouiller avec les autres… et nous aurons fait un grand pas vers l’avant. 

 

Alors aujourd'hui, interpellons nos hommes et nos femmes politiques pour qu’ils intègrent systématiquement cette dimension dans leurs propositions.

Et commençons par ce service civique : le service civique d’aujourd'hui doit être Européen, sinon, il n’a que peu de sens…

Jessica Pennet

par Générations Europe publié dans : la puissance publique en question
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Vendredi 28 avril 2006

Inéluctable…..ou discutable…. ?  Ce billet d’humeur quelque peu  provoquant  de Gilbert Veyret peut nourrir la polémique……ou tout simplement le débat.  

 

« Puisque ces phénomènes nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs »

 

Jean Cocteau

 

  • L’évolution de notre démographie, l’ampleur de nos déficits sociaux rendent inéluctable l’allongement des périodes d’activités permettant de percevoir sa retraite, alors que les carrières stables sont de plus en plus courtes et inéluctable  la maîtrise des dépenses de santé, alors que les traitements efficaces sont de plus en plus coûteux. 
  • L’atonie du marché du travail, en particulier pour les jeunes, entraîne, de façon inéluctable, une précarisation de l’emploi qui doit bien se traduire par l’ajustement du droit du travail, faute de pouvoir y remédier.
  • Notre créativité insuffisante et le coût du travail en France rendent inéluctables les délocalisations d’activités.
  • Nos difficultés économiques et politiques à accueillir les immigrés qui cherchent du travail en France conduisent inéluctablement à des mesures répressives à l’encontre de ceux qui tentent malgré tout de venir chez nous, voire même de ceux qui y sont depuis plusieurs années.
  • L’usure de notre modèle d’intégration républicaine amène inéluctablement une certaine communautarisation de notre société.
  • L’absence d’espoirs d’insertion professionnelle et sociale d’une partie des jeunes de quartiers dits sensibles rend inéluctables des explosions périodiques d’émeutes plus destructrices que revendicatives.
  • Notre incapacité collective à réduire nos déficits budgétaires et sociaux nous condamne inéluctablement à réduire nos marges de manœuvre financières et nos capacités d’investissements préparant l’avenir.

 Il est effectivement difficile de contester sérieusement  chacune de ces  difficultés ou de trouver des solutions viables à ces constatations, je dirai même ces truismes, sans en avoir une perspective globale et à moyen terme.

 

 Leur conjonction, à ce moment de notre histoire et l’absence de projets collectifs nous permettant de dépasser ces contradictions, marque justement l’échec actuel du politique ou du moins son incapacité à envisager l’avenir au-delà des prochaines échéances électorales. Nous serions ainsi condamnés à cette spirale dépressive dans laquelle nous semblons nous complaire

 

Gouverner ne serait plus prévoir et choisir, mais organiser la débâcle sur « des positions prévues d’avance » selon la formule des généraux en déroute.

 

Dés lors, il est peut être aussi inéluctable que les prochaines élections voient à nouveau le succès  relatif des populistes et démagogues de tous bords, derrière le parti majoritaire, celui des abstentionnistes.

 

Gilbert Veyret

par Gilbert Veyret publié dans : la puissance publique en question
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