L'association

 

Générations Europe s'est constitué en association et a désigné son bureau, constitué de

Marc d'Héré (Président), Martine Bidegain, Elisabeth Boyer, Maryline Lugosi, Gérard Bardier, Gabriel Cohn Bendit et Gilles Norroy

Parmi les premiers signataires de l'Appel:

Christian BLANC (Energies Démocrates), Jean Marie BOCKEL (Gauche Moderne, PS), Daniel COHN BENDIT(Verts), Philippe HERZOG (Confrontations),Bernard KOUCHNER (Réunir, PS) Corinne LEPAGE (CAP 21),Nicole NOTAT, Marielle de SARNEZ(UDF), Lionel STOLERU (MRG)

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Vie politique

Vendredi 8 juillet 2005

 

 

La victoire du Non le 29 mai dernier, a principalement été  la défaite du Oui de gauche. La droite et le centre ont  largement  voté Oui, et si le Non l’a emporté, avec l’ampleur que l’on connaît, c’est qu’il a fait au sein de la gauche de gouvernement, principalement socialiste, un score anormalement élevé. Pour quelles raisons les leaders socialistes ont-ils été incapables d’entraîner vers le Oui leurs sympathisants ou leurs électeurs, pourtant largement pro-européens ? La  situation sociale dégradée, la persistance du chômage de masse, la grave perte de confiance vis-à-vis des politiques, ont  joué un rôle non négligeable dans le refus exprimé par l’électorat de gauche.

Pourtant une autre raison a été plus décisive encore. Comme tout le monde, les électeurs de gauche  savent que l’Europe est libérale,  pas ultra libérale comme certains l’en accusent sans respect pour le sens des mots, mais libérale, acceptant clairement  la loi du marché  et  la  libre concurrence. Les importantes avancées démocratiques et sociales du projet constitutionnel ne lui ôtaient pas ce caractère. Comment, faisant cette constatation,  les électeurs de gauche pouvait-ils suivre ceux des socialistes qui, tout en fustigeant à longueur de discours le libéralisme,  leur demandaient d’approuver cette Europe et ce  projet libéral ? La contradiction apparaissait  trop flagrante pour ne pas entraîner le malaise, la méfiance, le rejet. 

Les tenants socialistes du Non, malgré le populisme dont ils ont fait  preuve, étaient plus logiques: leur vote de rejet  était en ligne avec  les campagnes menées par les socialistes contre le libéralisme. De la même façon qu’étaient cohérents les sociaux libéraux qui demandaient d’approuver cette constitution, sans stigmatiser le libéralisme. Le positionnement ambigu, l’attitude craintive, le discours contradictoire « votez pour cette constitution (libérale) et luttez contre le libéralisme »,  ont  encore une fois conduit à l’échec, comme ils avaient provoqué ceux de 2002. Le  parler cohérent (à défaut du parler vrai) deviendrait-il  efficace ?  ….

Aujourd’hui, le PS se trouve une fois encore à un moment crucial de son existence. La division du parti, entre les partisans du oui et ceux du non, n’est pas conjoncturelle mais fondamentale. Elle doit conduire à faire un choix clair  entre deux voies contradictoires:

            La première, celle qui vient de triompher  avec le « non à l’Europe », est  celle  de  l’anti-libéralisme dogmatique, du conservatisme d’une gauche qui refuse l’évolution du monde et exprime sa peur de  l’avenir. C’est aussi  la voie  du repliement sur les discours convenus, les solutions démagogiques et dépassées,  les corporatismes…

La seconde voie  est celle  de la prise en compte des opportunités de la concurrence et de l’économie de marché, de la recherche de la mobilisation sociale et de la régulation autour des valeurs d’équité, de responsabilité, d’initiative  et de solidarité. C’est celle de l’intégration active dans le vaste mouvement  européen de rénovation  de la gauche et  du centre gauche.

            Entre ces deux voies, il faudra trancher, car elles sont inconciliables et toute voie intermédiaire serait illisible, source de confusion et conduirait encore une fois à l’échec. Le parti  socialiste doit éviter de  se laisser aller à la tentation faussement prudente de  rechercher  une  synthèse, forcément artificielle,  entre ces deux lignes antagonistes qui traduisent des visions contraires de la société et de l’avenir, avec toutes les divergences que cela implique en terme de valeurs et de principes, de projet politique et d’alliances au plan européen.

            Malheureusement ce choix de la clarté, qui serait aussi celui  de  l’efficacité, n’est pas le  plus probable. On peut  craindre  que l’on se hâte  de résorber  les graves  oppositions et les fractures qu’a révélées la campagne référendaire, que l’on oublie certains échos populistes voire xénophobes, et qu’ au nom de l’ « unité du parti », dans un grand élan simplificateur d’opposition frontale  au  gouvernement, les socialistes se rassemblent dans la plus parfaite confusion, mêlent les objectifs et les propositions contradictoires, et retournent  aux joies du double langage, de l’ambiguïté, de la posture contestataire et démagogique. Qui peut imaginer la victoire au bout de ce chemin qui  nous a par deux fois conduit à la défaite ? 

 

Le parti socialiste est, dans son histoire récente, tombé dans bien des pièges. Le prochain qu’il doit éviter est celui du rassemblement hâtif, qui  serait plus factice, plus porteur de confusion  et donc plus dangereux pour lui-même  que jamais.

 

Jean- Marie Bockel                                      Marc d’Héré

Sénateur Maire de Mulhouse                        Président de « GENERATIONS EUROPE »

Par Marc d'Héré
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Vendredi 22 juillet 2005

Bernard Kouchner a publié un article sous ce titre dans Le Monde daté du 21 juillet

En voilà les premières lignes:

Notre pays traverse aujourd'hui une crise majeure, face à laquelle les solutions d'hier et les clivages simplistes sont non seulement dépassés, mais nocifs.

Avec plus de 10 % de chômeurs, un jeune sur quatre sans travail et un Français sur cinq sans formation, un million d'enfants pauvres, des hôpitaux saturés, une assurance-maladie qui vit à crédit aux dépens des générations futures, le système social français n'est plus un modèle pour personne ; au mieux, c'est un vestige.

Notre économie va dans le mur : les comptes publics sont à la dérive, l'Etat dépense chaque année 25 % de plus que ses recettes, les exportations régressent. Dans quinze ans, avec l'allongement de la durée de vie, notre pays comptera 30 % d'actifs et 70 % d'inactifs.
La France , qui constituait pour tant de peuples un espoir de liberté et de justice dans le désordre des nations, se retrouve isolée dans le monde, marginalisée en Europe, réduite à des postures d'arrogance ou de repli impuissant. La voix qui hier portait loin et haut notre message dans les pays démunis n'est plus entendue. Le bilan n'est pas réjouissant pour un peuple capable de grandes et fécondes exaltations, mais prompt à l'inquiétude, et même à l'angoisse.

Qui peut croire, face à un tel constat, que le désarroi d'un pays où les extrêmes recueillent plus de 30 % des voix, où tous les grands partis de gouvernement sont désavoués, se résoudra par la création d'un CDD de deux ans ou l'alliance contre nature de la social-démocratie et du trotskisme ?

Suite de l'article sur le site de Réunir en cliquant sur "presse" dans la colonne de gauche

Générations Europe


 

 

 

 

Par Générations Europe
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Samedi 23 juillet 2005
Pour le congrès du Parti socialiste, nous avons déposé avec Jean-Marie Bockel, une contribution générale " pour un socialisme libéral"  qui sera soumise au débat des militants.
Cette contribution,    exprime une ambition pour la France et l'Europe, qui s'incarne dans un projet et des propositions destinées à rendre confiance aux Francais, et  redonner dynamisme et justice à notre société.

Nous citons ci-dessous quelques phrases tirées de la  première  partie , consacrée aux fondements du socialisme libéral. Les propositions concrètes et détaillées qui font le corps de notre contribution, s'inspirent de ces principes.

""..... Ne faisons plus du libéralisme,  avec son exigence de régulation, son besoin de justice, et sa recherche d'une concurrence loyale et égale, l'objet de nos craintes et le bouc émissaire de nos échecs. Ne  le confondons pas avec l'ultra libéralisme synonyme d'absence de règles et de loi du plus fort. Oui, l'alliance du socialisme et du libéralisme est possible, nécessaire même à l'incarnation de nos valeurs. Car, ce sont la liberté de la personne, la responsabilité partagée, l'engagement individuel et  collectif, qui ouvrent la voie au progrès et à de nouvelles formes de justice sociale. L'initiative est facteur de dynamisme, la concurrence régulée favorise l'innovation, et,  en  s'opposant  aux  situations acquises
ou héritées comme aux  privilèges, est la condition de la justice, de la mobilité sociale et de l'égalité. Pour incarner son ambition de progrès social et  d'émancipation partagée, la gauche doit être en prise avec les mutations du monde contemporain.....
Trouvant sa force et son dynamisme dans l'autonomie et la responsabilité des acteurs,  éclairé par les exigences de la solidarité, attentif à l'égalité des chances, notre projet vise, dans le cadre d'une démocratie élargie,l'efficacité économique, la justice sociale et un développement véritablement durable.
Une telle ambition, pour la France des années à venir, n'a de sens que si elle est au cour d'un  projet pour l'Europe.""

Marc d'Héré et Gilles Norroy
Par Marc d'Héré
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