L'association

 

Générations Europe s'est constitué en association et a désigné son bureau, constitué de

Marc d'Héré (Président), Martine Bidegain, Elisabeth Boyer, Maryline Lugosi, Gérard Bardier, Gabriel Cohn Bendit et Gilles Norroy

Parmi les premiers signataires de l'Appel:

Christian BLANC (Energies Démocrates), Jean Marie BOCKEL (Gauche Moderne, PS), Daniel COHN BENDIT(Verts), Philippe HERZOG (Confrontations),Bernard KOUCHNER (Réunir, PS) Corinne LEPAGE (CAP 21),Nicole NOTAT, Marielle de SARNEZ(UDF), Lionel STOLERU (MRG)

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Samedi 18 novembre 2006

Peser sur le débat, c’est poser des questions oubliées ou faire des propositions qui fassent avancer notre société. Avoir un projet politique ne s’arrête pas à quelques mesures fiscales, sociales ou économiques. C’est avoir une vision d’ensemble et un projet de société en filigrane.

 
Le choix de l’homme s’avère plus important que celui du programme. En 1988, il n’y a pas eu de programme, en 95 l’inverse du programme a été mis en œuvre, et en 2002, on a découvert les 3 chantiers du président après son élection.

 
Aussi, voici quelques pistes pour choisir le futur président.

 
Il doit avoir le sens de l’histoire.

Pour comprendre aujourd’hui, il faut avoir intégrer les rouages de l’histoire contemporaine. Trop de politiciens réclament un changement d’institutions quand il s’agit de changer les hommes. Notre Constitution a des raisons historiques et sérieuses d’exister. Les ambitions personnelles sont néfastes à cet équilibre.

Pour comprendre demain, il faut voir la main invisible qui conduit les enjeux géopolitiques internationaux. Il faut comprendre les secousses de l’Histoire et anticiper les évolutions.

 
Il doit être libre.

La politique n’est pas un métier. Ceux qui le prétendent sont prisonniers des partis et de leurs clientèles. Seul un homme libre peut se détacher des sondages, des groupes de pression, et des manifestations de rue et gouverner. Etre le candidat d’un parti n’est pas dans la tradition gaullienne et il faut en comprendre les raisons. Ne pas être redevable garantit l’indépendance.

Il ne démissionnera pas. Il ne se représentera pas.

 
Il doit avoir le sens du collectif et de l’Etat.

Quand un homme politique pense aux prochaines élections, l’homme d’Etat pense aux prochaines générations. Les Services Publics finissent par exister pour eux-même comme l’Etat. Ils ont été confisqués par les syndicats aux dépens des citoyens.

Le prochain Chef d’Etat tâchera de rééquilibrer les parties et pour cela en connaître les rouages. A l’issue de son quinquennat, la France sera gouvernable par un non-apparatchik issu de la société civile, sans s’appuyer sur les traditionnelles castes.

On se trompe de débat dans l’immédiateté des promesses électoralistes. Faut-il réclamer plus de pouvoir d’achat dans notre société de consommation ou bien changer la société en étant tantôt à son écoute tantôt en la poussant ? Le président aura une vision collective pour vivre mieux, en société, dans des villes rassérénées comme dans les campagnes, dans un environnement sauvegardé. Il pèsera la recherche de l’efficacité et du profit à l’aulne du bien vivre des ses contemporains et des générations à venir.

 Il doit maîtriser la micro et la macro-économie.

Les centres de décision se déplacent. Impuissants, les politiciens constatent les évolutions de l’économie planétaire. Le pouvoir des entreprises, aux chiffres d’affaires incroyables il y a seulement 15 ans, se manifeste sans état d’âme. Seulement dans quelques pays aux administration et fiscalité pesantes, on feint de croire en la primauté du politique sur l’économique. Le ni-ni mitterrandien a été poursuivi par Chirac : pas de choix économique marqué mais une défiance affirmée envers le libéralisme.

Le prochain président devra comprendre l’économie et non en avoir peur : la France a été libérée par des grands généraux. Il ne pourrait en être différemment : il faut un Général ès Economie et Géopolitique. Comme un bon général connaît ses troupes, il est nécessaire de connaître l’entreprise de l’intérieur. Un président « chef d’entreprise » est nécessaire. Il devra armer les entreprises françaises dans cette compétition en développant leurs atouts.

par Bernard Matyjasik publié dans : Vie politique
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Samedi 11 novembre 2006

 Elections américaines.  La victoire démocrate est totale et nous nous en réjouissons car c’est sans doute une bonne chose pour les Etats-Unis et, compte tenu de la puissance qui est la leur, une bonne chose pour le monde. Au-delà de leur aspect proprement politique, ces élections permettent   de  vérifier le bon fonctionnement de la démocratie américaine. Dès les résultats connus, le Président a  pris sur lui  la responsabilité de la défaite. Estimant que la condamnation des électeurs touchait principalement à la guerre en Irak, il a immédiatement remplacé le secrétaire à la défense par un homme à priori plus modéré et ouvert à une nouvelle politique. Lui-même a annoncé qu’il était prêt à une collaboration avec les démocrates et à une inflexion de sa politique dans le sens souhaité par ces derniers. La « cohabitation »  - situation dont les américains ont l’habitude -   s’annonce,  même si on le sait bien elle ne sera pas exempte de difficultés et d’ intrigues,   comme une cohabitation -collaboration, dans le respect des pouvoirs de chacun et dans celui du vote des électeurs…..Heureuse démocratie américaine, finalement.

 Débat présidentiel au PS. Ce débat s’achève. Resté très formel, convenu et dans une certaine mesure aseptisé, il ne nous aura pas appris grand-chose sur le fond. Quelques propositions iconoclastes de Ségolène sur la manière de gouverner plus que sur les mesures à mettre en oeuvre, quelques postures  de « gauche » de Fabius, un rappel insistant du positionnement social-démocrate de DSK…..Pour l’essentiel ce fut un débat pour « l’image » et c’est sur « l’image » que  voteront les militants du PS. D’ailleurs, sur le fond, le candidat choisi,  quel qu’il soit, aura peu de liberté,  corseté qu’il sera par le « programme socialiste » et les alliances dont le parti ne veut pas s’émanciper …..Hélas….

 Bayrou et le libéralisme. François Bayrou vient, au cours d’un colloque,  de rendre public son programme économique et heureuse surprise, celui-ci a des accents libéraux, sociaux libéraux dirons-nous, auxquels il ne nous avait pas habitués ce qui alimentait une certaine réticence chez certains d’entre nous. Soutien appuyé aux entreprises, mesures fiscales, allègement des réglementations, Bayrou exalte l’esprit d’entreprise et veut faire de la France « un pays plus pro entreprises que ceux qui nous entourent »….A suivre, avec le plus grand intérêt.

 Clearstream.  L’affaire revient….Les juges n’ayant pas l’air de croire Villepin sur ce qu’il dit de ses rendez-vous (ou de ses non rendez-vous) avec quelques personnages troubles de cette affaire, ont voulu consulter ses agendas particuliers de 2003 et 2004…..Comme c’est bête, figurez-vous qu’ils ont disparus, qu’ils ont été détruits….Et plus bête encore, ceux de sa secrétaire particulière également…Pas de chance, vraiment, ils auraient certainement pu prouver son innocence….n’est-ce pas ?

 Bernard Kouchner. L’OMS a choisi la candidate chinoise. Bernard Kouchner n’a pas pu figurer dans les 5 « finalistes » ce qui paraissait pourtant acquis. On peut imaginer sa déception quand on sait avec quelle passion il se lance dans ce à quoi il croit….Mais on peut être sûr qu’il réagira vite et sera disponible pour de nouveaux combats dans lesquels nous serons à ses côtés. Répondant au mot d’encouragement que je lui ai adressé il termine par « continuons »….Oui, Bernard, continuons.  
Marc d’Héré  

par Mar d'Héré publié dans : Vie politique
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Lundi 3 juillet 2006

Le Monde publie ce jour un point de vue commun de Christian Blanc, Jean Marie Bockel et Alain Lambert n que nous reproduisons ci dessous

Nous attendons vos réactions!

Par manque de lucidité et de courage politique, la puissance publique française a peu à peu perdu contact avec la modernité. La situation est aujourd’hui dégradée à un point tel que l’équipe dirigeante élue en 2007 sera investie d’une responsabilité historique. Si la France ne renoue pas avec le dynamisme, le processus d’unification de l’Europe sera stoppé et l’ambition européenne d’une société solidaire dans une économie de marché réduite à néant. Rien ne pourra alors contrebalancer l’hégémonie des Etats-Unis et de la Chine, avec des risques pour la paix dans le monde.

 

La tâche est immense et ne peut plus être repoussée, sauf à prendre le risque de voir  la France se désagréger dans des convulsions violentes. Mais la tâche est aussi délicate, elle ne pourra être menée à bien le moment venu que si elle a été bien préparée en amont. C’est pourquoi nous estimons que notre responsabilité d’élus est de mettre à profit l’année qui nous sépare des échéances électorales pour créer les conditions d’un sursaut collectif.

 

Dans ce but, nous avons décidé d’unir nos forces au sein d’un comité d’action pour la modernisation de la France. Cette démarche au dessus des partis politiques est rendue possible par un diagnostic partagé et des convictions identiques sur la méthode pour réformer.

Le diagnostic peut être résumé en trois points.

 

Premièrement l’économie française patine, elle ne profite pas du dynamisme mondial et gâche ses potentiels, ce qui se traduit pas une croissance molle.

 

Deuxièmement, rares sont les domaines d’intervention de la puissance publique qui n’ont pas besoin d’une refonte de leurs modes de fonctionnement. Education, solidarités, recherche… partout l’organisation est inadaptée. A tel point que même une augmentation des moyens ne permettrait pas de progrès sensibles.

 

Troisièmement, l’endettement de l’Etat a atteint un niveau insoutenable et fragilise notre édifice national. La dette est une contrainte qui impose que les réformes s’accompagnent d’une baisse globale de la dépense publique de l’ordre de 20%. Et ce au moment où un effort devra être consenti pour la recherche et l’enseignement supérieur. Mais cette contrainte peut aussi être une chance. En effet, éteindre un problème en distribuant des subsides n’est plus une option disponible : quand les caisses sont vides la démagogie et la lâcheté ne peuvent que s’effacer devant l’intelligence et le courage.

 

 

La méthode pour réformer repose sur trois fondamentaux.

 

D’abord, toute réforme doit s’appuyer sur une analyse lucide. Le scénario classique d’une élection présidentielle voit les candidats multiplier les promesses, avant que l’heureux élu ne commande un audit pour voir ce qu’il va être possible de tenir… Il faut inverser cette logique, les propositions des candidats doivent être basées sur un audit préalable. Pour 2007, le rapport Pébereau sur la dette publique constitue un tel audit.

 

Ensuite, on ne peut réformer que de façon globale et cohérente. La méthode des petits pas est vouée à l’échec car chaque petit pas se heurte à l’incompréhension – et donc aux résistances – des populations concernées. Tant et si bien que la succession de petits pas se termine par un piétinement inefficace, coûteux et démoralisant.

 

Enfin, il n’y a pas de réforme possible sans légitimité électorale. Seules les réformes clairement présentées pendant la campagne pourront être menées à bien.

 

Conséquence de ces trois fondamentaux, c’est en amont de la campagne électorale que se joue la modernisation de la France. Aussi, pour créer les conditions de la transformation sociale du pays, nous souhaitons rencontrer tous les acteurs de la définition d’un nouveau pacte social. Les différents syndicats, bien sûr, mais aussi le monde associatif et plus largement les corps constitués qui souhaitent jouer un rôle dans l’évolution du pays. Au terme de ces échanges, nous présenterons les grandes lignes d’un pacte social en prise avec le monde d’aujourd’hui, ainsi qu’une méthodologie pour le mettre en œuvre.

 

Ce « manifeste pour la modernisation » sera rendu public en janvier 2007, peu de temps avant que chacun des candidats à l’élection présidentielle ne dévoile la vision de la France qu’il propose aux Français. Né de discussions avec le mouvement social, le manifeste sera soumis à l’approbation des milliers d’élus locaux qui auront à jouer le rôle crucial de pédagogues pour que la France relève les défis qui l’attendent.

 


Notre démarche est fondée sur l’optimisme et la confiance dans l’aspiration des Français à une fraternité renouvelée. Selon nous, l’idée d’une France irréformable est non seulement un renoncement coupable, mais aussi un contresens historique. Au cours de notre histoire, il est souvent arrivé que des hommes et des femmes de bonne volonté mettent en commun leurs énergies pour initier les bouleversements qui ont permis à la France

de rayonner. Les derniers exemples remontent à 1946 et 1958. C’est d’une impulsion collective de cet ordre dont notre pays à aujourd’hui besoin pour que s’expriment tous ses potentiels de créativité et de solidarité. Nous savons que c’est indispensable, nous voulons prouver que c’est possible.


Christian Blanc, Député, Président d’Energies2007

Jean-Marie Bockel, Sénateur PS, ancien Ministre

Alain Lambert, Sénateur UMP, ancien Ministre

par Générations Europe publié dans : Vie politique
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