L'association

 

Générations Europe s'est constitué en association et a désigné son bureau, constitué de

Marc d'Héré (Président), Martine Bidegain, Elisabeth Boyer, Maryline Lugosi, Gérard Bardier, Gabriel Cohn Bendit et Gilles Norroy

Parmi les premiers signataires de l'Appel:

Christian BLANC (Energies Démocrates), Jean Marie BOCKEL (Gauche Moderne, PS), Daniel COHN BENDIT(Verts), Philippe HERZOG (Confrontations),Bernard KOUCHNER (Réunir, PS) Corinne LEPAGE (CAP 21),Nicole NOTAT, Marielle de SARNEZ(UDF), Lionel STOLERU (MRG)

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Société et Démocratie

Dimanche 3 juillet 2005 7 03 /07 /2005 00:00

 1)Le référendum du 29 mai et son résultat méritent une réflexion de fondJe voudrais m'interroger icisur l'utilisation même du référendum dans notre démocratie

2) Le défaut majeur du TCEe est qu’il n’y avait pas de sujet central qui aurait permis de résumer le débat. Pour le traité de Maastricht, la question était assez claire : êtes vous pour la mise en place d’une monnaie commune ? On pouvait bien sur dire non en étant pour une monnaie commune et contre les modalités, mais c’était assez clair, et la réponse sur les modalités consistant à dire que c’était le compromis pour avoir l’objectif était légitime.

3) Ici, pont d’objectif clair et unique. Le discours sur le compromis devient alors inacceptable : pourquoi accepter un recul sur certains points alors qu’on ne voit pas quel objectif cela sert ?

4) Faute d’objectif clair et unique, les dirigeants politiques, en particulier les gouvernants, se sont mis dans une attitude de « si vous êtes pour l’Europe, faites nous confiance », en escomptant ainsi avoir 2/3 de oui, une fois exclus les souverainistes et anti-européens de droite et de gauche. En réalité, environ 20% des électeurs plutôt pro européens se sont joints aux 35% plutôt anti- européens pour faire une majorité pour le non. Et en toute logique : puisque je n’ais pas confiance dans ces hommes qui font appel à ma confiance, je regarde le texte avec une lecture « défiante » et j’y trouve des éléments pour conforter ma défiance, quitte à déformer le sens du texte (par exemple sur l’OTAN ou sur l'avortement).

5) Il est à cet égard remarquable de voir qu’ont progressivement émergés pour défendre le Oui, des hommes comme Olivier Duhamel, Barnier, Bourlanges ou Cohn Bendit. Hommes politiques ne pesant pas dans les appareils de leur parti respectif (au point que le PS n’a pas repris O Duhamel sur sa liste aux européennes, honte à lui) , mais qui manifestement croyaient au texte et le connaissaient.(contrairement aux leaders politiques qui montraient tous les jours leur ignorance dans ce domaine !)


6) Le parti socialiste, dans l'opposition et ayant organisé le débat en son sein, ce sont les thèmes auxquels étaient sensibles les militants socialistes qui ont dominé la campagne. Si la gauche avait été au pouvoir et que l’UMP avait fait un référendum en son sein, ce serait d’autres thèmes qui aurait dominé la campagne (La Turquie, pourquoi pas la peine de mort ou l’immigration, voir aussi les thèmes développés par ce "..." de De Villiers, mais le non aurait sans doute gagné.

7) La conclusion que j’ais eu du mal à admettre, parce que je trouvais que c’était démocratique et qu’on a vraiment causé du sujet, c’est qu’il ne fallait pas faire un référendum sur ce traité ! A l’examen, il était impossible de scinder le sujet, par exemple pour centrer sur l’objectif d’une Europe politique (ministre des affaires étrangères et défense commune)

8) Par contre, et les réactions des électeurs le prouvent, il a manqué un référendum il y a 5 ou 6 ans sur l’élargissement, question claire s’il en est, à l’image du référendum de 72 sur l’entrée de l’Angleterre, de l'Irlande et du Danemark (Merci Damien)

Gérard BARDIER

Par Générations Europe - Publié dans : Société et Démocratie
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Vendredi 29 juillet 2005 5 29 /07 /2005 00:00

Compte Rendu de la première séance:

  • Partant de la relation entre démocratie et société, notre groupe se donne pour objectif  d’identifier un ou plusieurs enjeux, de procéder à leur analyse et d’établir un ensemble de propositions politiques. A cette fin, il organisera des exposés, débats et auditions en vue d’aboutir à un texte de synthèse à l’automne 2006

 

  • 2 problématiques principales ont été exposées et discutées :  

] La démocratisation de la société 

Une société démocratique c'est-à-dire :  

* Une société d’égalité, non pas des conditions, mais des chances et des possibles 

* Une société juste, équitable, donnant à chacun ce qui lui revient 

* Une société de libertés partagées (pas seulement de droits mais de possibilités d’action autonome) et de responsabilité commune 

Symptômes :

·        Reproduction des élites (éco, politiques, intellectuelles),

·        Paralysie de la mobilité sociale (logique de destins),

·        Trappes d’exclusion (chômage transmis, assistance humiliante)

·        Inégalités et injustices rencontrées dans le monde du travail

·        Multiplication des discriminations (travail, loisirs, accès aux responsabilités) > marginalisation d’individus et de communautés privés de visibilité sociale,

·        Difficultés d’intégration et d’insertion (primo-arrivants,            Français issus de l’immigration récente)

·        Faillite du modèle républicain à la Française (de l’action de la puissance publique) > égalité et justice formelles

Pistes :

·        Se donner pour fin l’égalité et la justice réelles : volontarisme politique et social 

·        Action affirmative (donnons plus à ceux qui ont moins) et discriminations positives (concours réservé, cv anonyme, testing…), nouveau modèle d’intégration et nouvelles formes d’insertion, démocratisation de            l’entreprise, revenu de solidarité active…

 

 

] La crise de la démocratie politique : crise de la démocratie représentative c'est-à-dire de l’expression de sa souveraineté par le peuple

Symptômes :

·        Force et constance de l’abstention politique

·        Force et constance du vote protestataire (entre désir du maître et fantasme de la démocratie directe et transparente)

·        Faiblesse des corps intermédiaires dans l’exercice de la puissance publique

·        Faiblesse des échelons de participation et de délibération dans la société civile

·        Faiblesse du débat public, de la délibération commune

·        La réduction de l’espace politique à la gestion technocratique

·        Partis sclérosés et spectacle politique

·        La perte d’un monde commun, d’une identité débattue et donnée en partage.   

Pistes :

·        Décentralisation > exercice et contrôle des  responsabilités aux échelons les plus appropriés (simplification et clarification)

·        Démocratie participative > exercice réel du droit de consultation et du contrôle des citoyens (suppose : la définition des niveaux de compétence, l’organisation de contre-pouvoirs, la diffusion de l’information, le choix   de l’horizontalité en lieu et place de la verticalité…)

·        Démocratie collective > associations, ONG, toutes organisations dont les activités effacent le lien entre le politique et le social

·        Réforme des institutions

 

 ·                   Nous avons choisi de concentrer nos travaux sur les 3 chantiers suivants : 

                Action affirmative et discriminations positives 

            Démocratie participative

                   Réforme des institutions

Jean François PASCAL, animateur du groupe

Par Jean François Pascal - Publié dans : Société et Démocratie
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Jeudi 15 septembre 2005 4 15 /09 /2005 00:00

Le groupe "Société et démocratie" ne pouvant se réunir pour l'instant, nous allons publier des contributions sur le sujet

Voici celle de Gilles Pommateau

Générations Europe

Depuis trop longtemps déjà et à chaque congrès sont énumérés dans de longs textes des discours sur notre société et les remèdes devrions apporter .Mais ces textes se diluent dans la réalité et sont rarement suivis d’effets ; Lionel Jospin à pu gagner en 97 parce que l’alternance était souhaitée par les Français, mais aussi parce qu’il a su faire des propositions claires et précises.

 

 

Il ressort des assemblées générales et des réunions de militants une volonté de parler vrai, qui prend en compte la crise majeure de notre société, sans pour autant promettre le grand soir et les vieilles lunes. Il s’agit au contraire d’avoir des propositions concrètes et réalistes lorsque nous exercerons le pouvoir.

 

 

Les Français se désintéressent de la politique et ne croient plus aux promesses, car elles sont proférées lors des campagnes et rarement tenues par des hommes politiques, sur la scène depuis de nombreuses années.

 

Ceux-ci survivent généralement aux tensions internes, dont il est largement fait état dans les médias: Rien ne change donc aux yeux des Français. L’une des raisons est la concentration profonde des pouvoirs entre les mains d’un petit nombre d’élus.

 

 

Nos concitoyens, auxquels la classe politique reproche souvent de ne pas comprendre les messages, ne reprendront confiance dans le personnel politique que si cette classe politique s’élargit et est renouvelée régulièrement. Un plus grand nombre de citoyens accédant aux responsabilités devrait favoriser la confiance mutuelle.

 

Les responsables de collectivités du fait d’une proximité davantage relayée et étendue par un plus grand nombre d’élus, prêteront une écoute plus attentive aux problèmes quotidiens que les Français rencontrent et qui échappent trop souvent à cette catégorie d’hommes politiques qui s’affiche en oligarchie.

 

 

 

De grâce, cessons d’évoquer le statut de l’élu et faisons le ! :

 

 

Depuis trop longtemps la bonne excuse pour ne pas remédier au cumul et à la durée des mandats est d’instaurer le statut de l’élu. Mais une fois élue, ni la droite ni la gauche ne le fait et on tourne en rond de manière hypocrite !  C’est comme cela que les baronnies locales demeurent en même temps que la déception des français. Je vous fais grâce des commentaires sur les politiques dans les bistrots , à la télé ,chez les humoristes et autres censeurs populaires…

 

 

 Proposons de créer un système de congé mandat et de sécurité sociale pour les  élus qui soit enfin la reconnaissance d’un véritable travail exercé par une femme ou un homme limité à un moment de sa vie.  Le non cumul strict des mandats exécutifs doit  tendre en effet à devenir une véritable règle. Même s’il faut être réaliste et bien admettre que cela prendra plusieurs années ;

 

 

Que peut apporter un élu en 18 ans qu’il n’a pas apporté en 12 ? A mon sens une telle mesure ne peut pas être séparée de la durée des mandats. L’exercice d’une responsabilité exécutive devra tendre à être limité à deux mandatures pour assurer au fil des années un renouvellement automatique du personnel politique et favoriser l’entrée sur la scène politique de  nouvelles personnalités en relation avec les réalités de terrain.

 

 

C’est à ce prix que nos concitoyens redonneront leur confiance aux femmes et aux hommes politiques, devenus beaucoup plus disponibles dans la gestion de leur collectivité.

 

Dans combien de réunions n’avons-nous pas constaté l’indisponibilité des élus, trop occupés pour assumer pleinement leurs responsabilités ?

 

 

 

Gilles Pommateau Conseiller Municipal PS

 

Joelle Séchaud  Secrétaire section Ps

 

 

Par Gilles Pommateau - Publié dans : Société et Démocratie
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