L'association

 

Générations Europe s'est constitué en association et a désigné son bureau, constitué de

Marc d'Héré (Président), Martine Bidegain, Elisabeth Boyer, Maryline Lugosi, Gérard Bardier, Gabriel Cohn Bendit et Gilles Norroy

Parmi les premiers signataires de l'Appel:

Christian BLANC (Energies Démocrates), Jean Marie BOCKEL (Gauche Moderne, PS), Daniel COHN BENDIT(Verts), Philippe HERZOG (Confrontations),Bernard KOUCHNER (Réunir, PS) Corinne LEPAGE (CAP 21),Nicole NOTAT, Marielle de SARNEZ(UDF), Lionel STOLERU (MRG)

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Mardi 31 octobre 2006

Il est des évidences qu’on ne se lasse pas de rabâcher : l’Energie est un des plus grands défis que devra relever l’Europe. Pour des considérations environnementales, pour des raisons économiques et pour des motivations d’indépendance et de politique.

 

Les considérations environnementales sont si nombreuses et connues qu’il vaut mieux suivre ce lien que de refaire le dessin. Un bon film vaut mieux qu’un long discours.

 

Lorsque le Président Poutine annule en quelques semaines trois collaborations en Russie de trois majors énergétiques européens (BP, Shell et Total) il faut s’inquiéter de notre dépendance vis-à-vis de notre voisin russe dont nous tirons 30% de notre consommation de gaz naturel. Quand à notre dépendance envers le Moyen-Orient pour le pétrole, l’habitude ne la rend pas moins effrayante.

 

Pour atteindre « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d'ici à 2010 »[1] il n’est pas absurde de faire porter un effort tout particulier sur la recherche énergétique qui embrasse à peu près tout le spectre des sciences. Une économie de l’environnement recèle un fort potentiel de croissance et, à l’inverse, une économie qui voudrait nier cette donnée serait confrontée à une grave crise (cf. Rapport Stern du 30 octobre 2006).

 

Parce que, dans ces différentes facettes, ce problème « n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays », c’est par l’Europe que doivent passer les mesures politiques qui prétendent y résoudre.

 

Pas plus que le nuage de Tchernobyl ne s’arrête à la ligne des Vosges, la pollution atmosphérique, le réchauffement de la planète et la politique énergétique ne peuvent être efficacement traités au niveau national.

 

Il faut raisonner avec l’Europe d’abord et avec le monde ensuite.

 

Et puisque ce sujet paraît-il, passionne les citoyens de l’Europe, il n’est sans doute pas inutile de rappeler ici que l’Union Européenne a un bilan dont elle peut être fière. Dont nous pouvons être fiers.

 

L’Europe s’est attachée à mener le combat sur trois fronts simultanés :

 

  1. L’intégration des marchés et des systèmes énergétiques en Europe 
  2. La recherche et le développement sur des sources d’énergie nouvelle 
  3. La régulation des émissions polluantes.

 

D’abord sur l’organisation du réseau de transport et des interconnexions. Sans trop de heurts elle est parvenue à mettre en place un réseau interconnecté sur le transport d’électricité. Les « hubs » des terminaux méthaniers redistribuent le gaz efficacement. Le système d’échange powernext fonctionne correctement. En très peu de temps, un marché européen intégré de l’énergie et des permis de polluer a été mis sur pied.

 

 

Ensuite le projet de réacteur ITER. Sans aller dans les détails techniques le projet ITER vise à recréer un « soleil en chambre ». Si le projet marche il sera une véritable révolution. Il y a six participants au projet ITER, l’UE comptant pour un seul (USA, Russie, Japon, Corée du Sud, Canada, Europe). Au départ plusieurs pays européens avaient postulé pour accueillir le site mais nous sommes finalement (et difficilement) parvenus à une candidature européenne unique et l’Europe a finalement gagné. L’Europe est donc parvenue à s’unir, d’abord pour fédérer une coopération internationale sur un projet stratégique et ensuite pour unir ses forces dans la négociation afin que ce projet soit installé en Europe. Les rapports conflictuels du deutérium et du tritium seront enfin exploités moyennant une dizaine de milliards d’euros grâce à l’Union Européenne. L’avenir nous dira si le projet ITER est une réussite ou non, mais d’ores et déjà le discours de la méthode est le bon !

 

Citons aussi le fonds de recherche du charbon et de l’acier qui a permis de développer des technologies augmentant de 30% la production d’énergie pour un taux émis de CO2 stable.

 

Beaucoup de ces points sont récapitulés dans Le « Livre Vert » de mars 2006 présenté par la Commission qui pose de manière très pragmatique le calendrier des actions et les buts à atteindre.

 

 

Enfin sur les émissions polluantes, la Commission Européenne a adopté en Décembre dernier un projet visant à l’instauration d’une nouvelle norme (Euro 5)  pour les automobiles. Les résultats sont tangibles. Depuis la première norme en 1988, les émissions d’oxydes d'azote sont passées de 14,4 à 2, celles de monoxyde de carbone de 11,2 à 1,5, celles d’hydrocarbures de 2,4 à 0,5 et enfin celles de particules de 0,4 à 0,02 ! (chiffres en g/KWh)

 

Le Parlement Européen a cédé aux lobbys et un compromis a été adopté qui repousse la mise en application de la nouvelle norme. En novembre 2006 l’Assemblée Plénière devrait adopter l’application de la norme à partir du 01 septembre 2009. Ce délai est regrettable mais c’est déjà  réjouissant que l’Europe prenne le mors aux dents et force son chemin.

 

 

 

Voilà, l’Europe de l’environnement ne se fera pas en un jour, mais jour après jour elle se fait. Aux milieux de difficultés et de tiraillements, mais elle se fait. Disons-le et prenons notre part dans ce cheminement. J’ai écrit à la seule députée de ma région électorale qui siège à la Commission de l'environnement pour lui demander de s’expliquer. Je vous tiendrai au courant de sa réponse éventuelle !



[1] Stratégie de Lisbonne

par Alexandre Missoffe publié dans : Développement durable et environnement
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Mercredi 20 juillet 2005

Compte-rendu de la première réunion du Groupe 2

 

Développement durable et environnement

 Après avoir ramené son intitulé :à « DEVELOPPEMENT  DURABLE » ; l’environnement  étant un des 3 piliers du développement durable au même titre que l’économique et le sociétal, le groupe à chercher à préciser son champs d’investigation sous la triple contrainte de :

 -          ne pas se lancer dans une énième rédaction d’une somme sur le développement durable

 -          être le plus opérationnel possible en privilégiant une interpellation du politique

 -          être en mesure d’apporter du grain à moudre aux autres groupes.

  

Deux constatations ont guidées les réflexions du groupe :

 -          la persistance d’écarts importants entre le discours (l’auto proclamation !) et l’action et plus particulièrement pour les acteurs économiques, les institutions politiques et les ONG

 -          la difficulté de pointer des indicateurs pertinents de l’implication de ces agents dans de véritables stratégies de développement durable

 

 Conscient que la prise en compte du développement durable n’est pas un effet de mode mais un phénomène de fond qui aura de réels conséquences au niveau de la conduite des états et des entreprises (politique et économique), le groupe a retenu de privilégier dans une première approche quatre domaines qui vont connaître des évolutions significatives :

 -          les relations internationales : comment vont-elles évoluer et plus  particulièrement des relations nord-sud ; étudier les changements attendus dans les comportements tant des états et des multinationales

 -          la recherche scientifique : quel nouveau contexte (contraintes et opportunités) et quels objectifs  pour la recherche et le progrès scientifique et technique

 -          le cadre de vie : étudier l’évolution déjà engagée entre l’urbain et le rural et plus généralement la transformation des conditions de transfert de revenus et de solidarité

 -          les PME : comment vont-elles intégrer la problématique du développement durable

 Plus globalement le groupe c’est donné comme objectif de contribuer à la mise en chantier d’un   mémento de la bonne gouvernance de la démarche « développement durable » pour les hommes politiques et les responsables économiques

 

La date de la prochaine réunion sera précisée fin Août, mais d’ici là, chacun est fortement encouragé à réagir à ce positionnement

Patrice SIMOUNET

Animateur du groupe 2

 

 

par Générations Europe publié dans : Développement durable et environnement
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