Le Mouvement Européen France vient d’élire une nouvelle présidente, Sylvie Goulard. Cette élection est un événement important pour un mouvement dont les particularités en font triplement un lieu de rencontre au-delà des frontières. En effet
Le mouvement français est partie prenante du Mouvement Européen et permet donc les échanges avec nos partenaires, pour une meilleure compréhension au-delà de la différence des cultures.
Le mouvement réunit des partisans de la gauche comme de la droite, du PS comme de l’UMP ou de l’UDF.
Le mouvement réunit aussi bien des leaders politiques connus ( comme P Moscovici, président sortant, Jl Bourlanges ou M Barnier) que des membres de la société civile.
C’est d’ailleurs au nom de cette dernière que Sylvie Goulard a été élue en début de mois, alors que le président sortant se représentait, soutenu par le député UMP P Léquiller. Le score a été serré. Les plus de 360 votants étaient les représentants des environ 3000 adhérents du mouvement.
Cette victoire, permise entre autres par le scrutin a bulletin secret qui a évité les logiques d’appareil, est probablement la conséquence de deux événements
L’innovation introduite par le président sortant, consistant dans la mise en place d’un système démocratique de désignation
Le référendum européen qui a été l’occasion pour les membres de la société civile de s’investir dans le combat électoral, et de se démarquer des logiques institutionnelles.
Le défi posé à la nouvelle présidente est au-delà de ses projets de dynamisation du mouvement, de garder cette richesse du mouvement qu’est la coexistence de responsables politiques de haut niveau et de militants parfois encartés mais dont le travail quotidien se situe en dehors des institutions politiques.
Gérard Bardier
ajouter un commentaire commentaires (2) créer un trackback recommander
Commentaires