Partager l'article ! 2002-2005 : deux défaites et 2007 ?: I) Notre erreur d’avril 2002 et les conséquences qu’on peut en tirer. Notre ...
SiÚge: 4 place de Valois , 75001 PARIS ; generationseurope@hotmail.fr
Retour à l' Accueil
Générations Europe s'est constitué en association et a désigné son bureau, constitué de
Marc d'Héré (Président), Martine Bidegain, Elisabeth Boyer, Maryline Lugosi, Gérard Bardier, Gabriel Cohn Bendit et Gilles Norroy
Parmi les premiers signataires de l'Appel:
Christian BLANC (Energies Démocrates), Jean Marie BOCKEL (Gauche Moderne, PS), Daniel COHN BENDIT(Verts), Philippe HERZOG (Confrontations),Bernard KOUCHNER (Réunir, PS) Corinne LEPAGE (CAP 21),Nicole NOTAT, Marielle de SARNEZ(UDF), Lionel STOLERU (MRG)
Consulter l'appel
I) Notre erreur d’avril 2002 et les conséquences qu’on peut en tirer.
Notre grande erreur le 21 avril 2002 c’est d’avoir pensé que le premier tour des présidentielles était comme le premier tour des municipales : chacun va à la bataille sous son drapeau au premier tour et on fait l’union au deuxième. Et là patatrac il n’y a pas eu de deuxième tour pour la gauche.
Si quelques « amis » n’avaient pas déserté le camp de Madelin et d’autres le camp de Bayrou c’est Chirac qui aurait pu se trouver dans la situation de Jospin.
Moi qui ai voté Mamère au premier tour espérant voter Jospin au deuxième, j’en ai tiré la conclusion que dorénavant je voterais dès le premier tour pour le candidat qui a une chance d’être le mien au deuxième. Les élections présidentielles ont une double fonction. Premièrement élire un président et deuxièmement se battre pour un certain nombre d'idées. J'ai participé à la campagne de René Dumont. Ce fut incontestablement le vrai départ de l'écologie politique. C'est la candidate Arlette qui a fait sortir Lutte Ouvrière de l'ombre et jamais Besancenot ne cédera sa place à une quelconque candidature unitaire. Ces deux fonctions peuvent être contradictoire et le 21 avril nous l'a montré.
Je suis pour des primaires à toutes les élections au scrutin de listes, qui permettent de composer des listes de coalition en fonction des résultats du premier tour, je trouve cela plus démocratique que les magouilles d’appareils.
Mais au scrutin uninominal, législatives et présidentielles, ce jeu est trop dangereux. C’est pourquoi je pense qu’il faut une dose de proportionnelle aux législatives (200 députés sur 600 et les 400 autres au scrutin uninominal avec accord entre les partis voulant constituer des majorités pour désigner leurs candidats dans chaque circonscription.) Nous aurions dans cette hypothèse deux bulletins un pour la liste de notre choix et un pour notre candidat dans la circonscription.
Quant aux présidentielles, les futures coalitions désigneraient leur candidat dès le premier tour.
II) Que faire en 2007 après notre deuxième échec de 2005.
Qui pourrait être notre candidat en 2007 ?
A gauche le paysage est clair : il y a d’une part les partisans du « non » de Fabius à Besancenot en passant par Mélenchon, Emmanuelli, Montebourg, Buffet plus quelques Verts, ATTAC et José Bové, qui forment la gauche de la gauche et ses multiples facettes.
Les candidats potentiels pourraient être : Buffet pour le PCF, Arlette pour la mouvance trotskiste sectaire LO, José Bové aurait pu être le candidat unitaire et commun à Attac aux verts d’extrême gauche et à la LCR, mais il n'en sera rien, tant mieux pour nous Enfin Fabius s’il prend le PS ou en candidat libre si le PS lui échappe.
La bataille interne du PS se fera sur la base de l’antilibéralisme pour ne pas laisser trop de place à la gauche de la gauche ; en clair, même si Hollande et ses amis gardent le PS, ce sera de justesse et avec une chance quasi nulle de franchir le premier tour, idem pour les Besancenot, Arlette, Buffet et autres Fabius.
Je vais donc me retrouver une fois de plus à avoir à trancher mais cette fois-ci entre Sarkozy et Le Pen. .
III Construire un centre capable de gagner.
La seule chance de figurer au deuxième tour est de construire d’ici 2007 un centre démocrate social libéral européen, conscient des grands enjeux de la planète qu’ils soient écologiques ou économiques. La solidarité avec les exclus du nord et du sud sera sa priorité.
J’appelle à une alliance entre l’UDF, les sociaux démocrates qui répugnent aux stratégies mollétistes, qui consistent à gagner le parti et les élections sur un discours radical et à gouverner à l’opposé de ce discours, les écologistes pragmatiques qu’ils soient verts ou proche de Corinne Le Page, les radicaux de gauche ou radicaux tout court… « Générations Europe » pourrait préfigurer ce centre, à nous de nous mettre au travail pour élaborer un programme digne de ce nom et à faire tomber quelques barrières. Ce centre qui irait de Bayrou à Strauss Kahn en passant par Rocard, Hollande et Jack Lang Dominique Voynet Corinne Le Page aurait une chance de passer le premier tour et dans ces conditions une chance de battre Sarkozy et de préparer des législatives qui en tout état de cause pourraient être victorieuses. Ce centre existe à droite, il est à construire à gauche.
Si Delors avait dix ans de moins il pourrait être notre candidat et celui de L'UDF. En tout état de cause je refuserais la multiplicité des candidats, et toutes ces candidatures de témoignage, fut-ce celles d'amis représentant des idées très proches des miennes. Réaliste je ne voterais que pour un candidat qui a quelques chances de figurer au Deuxième tour.
Si nous travaillons sérieusement et si les cartes sont clairement mises sur la table, je fais ma dernière provocation, mais elle est sincère, Bayrou pourrait être mon candidat. Je sais, on peut le penser, mais il ne faut pas encore le dire.
Gabriel Cohn Bendit
Ainsi leurs calculs minables seront vains car je ne vois pas pourquoi je voterais ainsi que mes amis pour de tels manipulateurs, fussent-ils à la direction d'un parti dont je désapprouverais désormais la ligne politique sur une question de fond concernant la construction de l'Europe, qu'à l'évidence il ont mis en panne pour longtemps.
Je veux être très clair: pour moi désormais mieux vaut DSK que Bayrou et Bayrou que Fabius; quant au deuxième tour nous verrons bien.
Texte envoyé sur le forum du PS...
Je suis très heureux de constater que nous sommes d'accord...
Ne nous comportons pas comme les partis traditionnels (UMP, UDF, PS, Verts, etc.) qui ont déjà plusieurs candidats déclarés, alors qu'ils n'ont AUCUN projet clairement identifiable !....
Mimi
Pour info donc, article ci-dessous paru il y a quelques jours dans "Profession politique".
Je regrette que M. Rocard continue (vainement lui aussi) à tenter de faire réfléchir ses "camarades" et que les vrais débats de fond qu'il expose soient dédaignés par les apparatchiks du PS.
Mimi
---------
Une semaine très politique Par Pierre-Marie Vidal [mercredi 31 août 2005]
Au PS, les nombreuses candidatures à linvestiture pour 2007 - la dernière en date étant celle de Jack LANG dans nos colonnes - risquent détouffer la clarification idéologique que le parti attend depuis plus de vingt ans.
Inflation de candidats pour la présidentielle de 2007 au PS ! Quils soient déclarés comme Jack LANG, déterminés comme DSK ou Laurent FABIUS, dépités comme François HOLLANDE, prêts comme Martine AUBRY ou potentiels comme Bertrand DELANOË, il ne manque à lappel aucun courant, de la gauche mitterrandienne à la nouvelle gauche. Le combat des chefs fait déjà rage, les fleurets ne sont plus mouchetés, la tempête menace.
Si Laurent FABIUS a eu un mérite lors du référendum, cest au moins celui davoir reposé la question lancinante depuis le tournant de la rigueur en 1982 : le PS doit-il accepter de se fondre dans le modèle social-démocrate dominant ou peut-il encore proposer une alternative en rupture avec la voie choisie par les autres partis socialistes européens ? Ce débat de fond, indispensable pour parachever la spectaculaire remise en ordre du PS réalisée par François HOLLANDE, naura sans doute pas lieu. En brandissant le spectre de la scission, Michel ROCARD a étouffé dans luf tout débat. Le congrès de la clarification idéologique naura sans doute pas lieu en novembre prochain. Quand viendra le temps de gouverner, il sera à nouveau trop tard.
Au lieu de cela, le PS se prépare à un congrès "casting" sur le mode "je suis le plus beau pour 2007". De ce point de vue, tout profite à Jack LANG. Jamais candidat à la direction du parti, donc épargné par les luttes internes, rassurant par sa fidélité au mitterrandisme, fondamentalement populaire quoi quen rigolent ses détracteurs, il se retrouve - hors éventuel retour de Lionel JOSPIN - en situation dêtre le candidat préféré des sympathisants de gauche*. Fort de cet appui, plus déterminé que pour la mairie de Paris, Jack LANG soffre pour ses 66 ans cette semaine, une belle déclaration de candidature. À qui le tour ?
Décidément, une semaine très politique.
Me situant délibérément dans cette mouvance des vrais réformateurs, je suis heureux de vérifier que certains observateurs journalistes mesurent (enfin !) à la fois la pertinence de cette mouvance (et l'espérance qui en découle) et les difficultés, et donc les combats, que doivent mener ces "vrais" réformateurs.
J'apprécierai vos réactions à cet édito.
Mimi
------------
Les Echos du 7 septembre 2005 -
Page 14
Idées
LA CHRONIQUE DE FAVILLA
Les infortunes des réformateurs
On ne compte plus les menaces électorales sur les gouvernants qui ont entrepris des réformes au cours de leurs mandats. Au-delà du Rhin, Gerhard Schröder est donné perdant par tous les sondages. La gauche de sa gauche ne lui pardonne pas ses mesures d'assouplissement du marché du travail, en exploitant des thèmes populistes et la stagnation allemande. Au Japon, Junichiro Koizumi fait face à une opposition déchaînée, jusque dans son propre parti, contre son projet de privatisation de la Poste qui vise à réorganiser ce monstre financier. Au Brésil le président Lula, bien qu'il ait brillamment rétabli la stabilité économique, l'équilibre des comptes extérieurs et le crédit financier du pays, se voit reprocher la timidité de sa politique agraire qui ne répond pas à ses promesses aux populations rurales pauvres. S'y ajoutent, il est vrai, de graves affaires de corruption aux plus hauts niveaux qui minent la respectabilité de son gouvernement de centre gauche. Tony Blair lui-même doit à sa grande habileté et aux faiblesses des conservateurs d'avoir sauvé sa mise ; sans compter que l'héritage décapant du thatchérisme lui a facilité des mesures qui ne pouvaient être que plus sociales... Quelles que soient les circonstances locales, une impression générale se dégage : les candidats sont élus sur leurs promesses de réformes, et battus sur leur application. En poursuivant l'analyse, on se rend compte que la séquence s'entretient. Ils sont élus, en effet, sur le rejet de leurs prédécesseurs et des réformes que ceux-ci ont eux-mêmes appliquées, lorsqu'ils en ont réalisé. Le paradoxe est achevé lorsque, comme aujourd'hui en Allemagne, le FMI relève une légère amélioration de la conjoncture. Elle est due pour une part aux mesures de Schröder, mais aussi aux investissements des entrepreneurs qui anticipent une victoire de la droite. Et quand on remarque qu'au Royaume-Uni, au Japon ou au Brésil, les opposants peinent à élaborer des programmes contrastant réellement avec ceux des sortants, on vérifie une sorte de loi selon laquelle les réformes annoncées plaisent toujours plus que les réformes appliquées. La différence est naturellement qu'aux premières tous espèrent être gagnants, et qu'il y a toujours quelques perdants aux secondes. Ceux-ci en exigent alors d'autres, et ainsi de suite... Cette constatation serait décourageante et stérile si elle ne faisait apparaître, en creux, deux phénomènes inhérents au gouvernement démocratique. L'une tient au temps. Les effets des réformes sont progressifs, alors que l'électeur est impatient. L'autre, au fond : les réformes produisent en partie un avantage collectif, non affecté, qui ne se vend pas bien sur les tribunes. Voilà comment, prises en tenaille entre les exigences du temps et la discrétion de l'intérêt général, les démocraties consomment des réformateurs. Tant qu'il en reste, rien n'est perdu.
Concernant d'abord son argument selon lequel rien ne doit être fait qui risquerait de faire battre le candidat de gauche à la présidentielle; c'est à dire ne pas présenter de candidat de centre gauche.
Je comprends l'argument mais je ne crois pas que la défaite éventuelle du candidat de gauche puisse être due à une candidature du centre gauche. Quand la gauche a quelque chose à proposer, quans elle a quelque chose à dire, elle gagne quels que soient les rivaux. Mitterrand a gagné malgré des candidats de premier tour, communistes ( et il faisait 15%) de centre gauche et d'extrême gauche. Quand les socialistes perdent ils ne doivent s'en prendre qu'à eux-mêmes et non accuser les petits camarades. Et puis avec ce raisonnement il faudrait indéfiniment accepter de soutenir une gauche archaïque et renoncer à permettre à un vrai centre gauche moderniste de se manifester.
Deuxième remarque: Je ne crois pas que l'on puisse soutenir Bayrou dès le premier tour. Jamais les électeurs de centre gauche ne voteront Bayrou au premier tour....Le "virage" serait trop brutal.
Je continue à penser que la solution serait de constituer d'abord un "centre gauche" avec un candidat à l'élection présidentielle, et dans un deuxième temps de permettre à ce centre gauche de s'allier avec le centre droit pour aller ensemble aux élections législatives. S'allier au centre droit et non se rallier à lui....La différence n'est pas mince.
Amitiés à Gaby.
Marc
Je voudrais simplement signalé un article de Jacques Julliard dans le nouvel obs.fr
http://www.nouvelobs.com/articles/p2131/a275804.html
A noter qu'il cite 10 candidats mais que le centre gauche de Marc n'y est pas
Je reprends ici sa conclusion:
"nous pourrions avoir au premier tour de 2007 dix candidats sérieux je ne parle même pas des autres dont aucun ne dépasserait les 15% des suffrages. Cest-à-dire une bouteille à lencre sans précédent. Et lexplication finale qui en sortirait aurait des conséquences à long terme. Le succès final dun candidat de type populiste précipiterait la crise didentité que la France connaît à présent. Une défaite du gaullisme traditionnel devant Sarkozy signifierait sans doute une longue glaciation de celui-ci, voire son extinction. La défaite, au sein du PS, dun candidat social-démocrate devant Fabius provoquerait sans doute une longue éclipse de la gauche"
La logique est implacable, mais est-ce que cela vaut le coup d'oser dire ses idées politique, qui ont si peu de chance d'aboutir, même si au moins elles ont en une, si c'est pour se facher avec ses amis de coeur, qui analyse et expérimente des possible dépassement du capitalisme mondiale à moyen, court, ou long terme...
Que choisir entre la logique et le rêve. La politique se nourrit de tout. Je crois que l'on doit trouver une formule laissant toute sa place et à l'un et à l'autre. Mission psychologiquement impossible, incompréhensible à tous ceux qui luttes, autant créer directement un courant "Les social-traitres" au sein des verts...
Pourquoi ne pas laisser tomber, et concentrer ses forces sur des combats sectoriels gagnables, histoire de garder le moral en attendant une évolution des mentalités en France qui permette d'avancer.