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Générations Europe s'est constitué en association et a désigné son bureau, constitué de
Marc d'Héré (Président), Martine Bidegain, Elisabeth Boyer, Maryline Lugosi, Gérard Bardier, Gabriel Cohn Bendit et Gilles Norroy
Parmi les premiers signataires de l'Appel:
Christian BLANC (Energies Démocrates), Jean Marie BOCKEL (Gauche Moderne, PS), Daniel COHN BENDIT(Verts), Philippe HERZOG (Confrontations),Bernard KOUCHNER (Réunir, PS) Corinne LEPAGE (CAP 21),Nicole NOTAT, Marielle de SARNEZ(UDF), Lionel STOLERU (MRG)
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Dans Le Monde daté du vendredi 24 novembre, Jacques Calvet, ancien patron de PSA, fustige le faible niveau des propositions faites par les différents partis , et s’en prend à la droite au sujet de l’idée de concertation avec les organisations syndicales avant toute réforme du droit du travail et à la gauche à propos des 35 heures.
Il est intéressant de comparer les propos et les pratiques de l’ancien patron.
Il justifie son opposition à la concertation en expliquant que les syndicats sont profondément conservateurs et ne s’intéressent ni aux chômeurs ni aux jeunes. Il est vrai que J Calvet n’aime pas beaucoup les syndicats qui ne sont pas aux ordres ni les syndicalistes. La justice a d’ailleurs condamné son entreprise pour discrimination anti syndicale au niveau des rémunérations. Son successeur a décidé de revenir à un fonctionnement normal et a signé un accord pour que les syndicalistes (en particulier les permanents) aient une évolution de carrière semblable à la moyenne de leur catégorie.
A propos de 35 heures, J Calvet regrette qu’elles aient « réduit chez nos compatriotes le goût et la valeur du travail ».
En matière de goût du travail, J Calvet parle d’or. Il sait le récompenser. On se souvient en effet que le 27 septembre 1989, alors que plusieurs usines du groupe PSA sont en grève pour les salaires ( les augmentations de salaire sont très faibles depuis plusieurs années en raison de la situation économique difficile de l’entreprise), le canard enchaîné publie les déclarations d’impôts de J Calvet sur les années 86 à 88 qui prouvent que son salaire a augmenté de 45.9% en deux ans (on était à l’époque loin des niveaux de rémunération actuels des dirigeants !). Cette nouvelle met le feu aux poudres. Les ouvriers font visiter leur usine aux journalistes pour leur montrer à quel point il s’agit d’une porcherie, et notamment l’état des sanitaires.
Visitant une de ces usines quelques années plus tard, je trouve des ateliers repeints à neuf, impeccablement propres (il est vrai que les 5S et les démarches qualité ont depuis poussé de nombreuses usines à des résultats semblables). Les sanitaires sont dans le même état, il y a même une feuille comme dans certains restaurants avec la signature qui prouve un contrôle toutes les heures. Faut il s’étonner que les ouvriers ainsi traités aient plus le goût du travail, et du travail bien fait.
On peut partager ou non certaines des remarques faites par J Calvet dans sa libre opinion. Mais il n’est sûrement pas légitime pour donner des leçons.
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