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Générations Europe s'est constitué en association et a désigné son bureau, constitué de
Marc d'Héré (Président), Martine Bidegain, Elisabeth Boyer, Maryline Lugosi, Gérard Bardier, Gabriel Cohn Bendit et Gilles Norroy
Parmi les premiers signataires de l'Appel:
Christian BLANC (Energies Démocrates), Jean Marie BOCKEL (Gauche Moderne, PS), Daniel COHN BENDIT(Verts), Philippe HERZOG (Confrontations),Bernard KOUCHNER (Réunir, PS) Corinne LEPAGE (CAP 21),Nicole NOTAT, Marielle de SARNEZ(UDF), Lionel STOLERU (MRG)
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La croissance sera-t-elle un thème majeur de la campagne électorale ? En tous les cas, avec la désignation de a candidate socialiste, la publication des programmes de l’UMP et de l’UDF, on commence à avoir une idée de ce qui sera proposé aux français.
Les résultats économiques récents de la France n’incitent en effet pas à l’optimisme. Verel a montré que la croissance française était depuis le début de 2005 inférieure d’environ 0.15% par trimestre à celle de l’Allemagne et de 0.2% à celle de la moyenne de la zone euro ou de l’UE à 15.
Dans sa chronique hebdomadaire, Eric le Boucher analyse les causes de ces difficultés et pointe le doigt sur les difficultés de l’industrie, en stagnation depuis 2000, avec une baisse de 15% de l’industrie automobile, l’un des secteurs les plus importants de notre économie.
Dans le même temps, les nouvelles de la construction, le secteur le plus dynamique depuis quelques années, montre que dans ce domaine on est arrivé à un palier, et qu’il y a même le risque d’une baisse.
Pierre Bilger salue cette analyse alors que Olivier Bouba Olga dit l’inverse.
Les dix engagements de l’UMP publiés le 14 novembre parlent de « gagner la bataille de l’intelligence » (engagement 8) notamment par une réforme de la gouvernance des universités et l’instauration d’un contrat de recherche d’une durée d’au moins 5 ans pour les chercheurs et les post doctorants.
Comme l’UMP, l’UDF veut libérer l’emploi en assouplissant les 35 heures. Parmi ses propositions figurent aussi des aides aux PME et le transfert de certaines charges du travai vers l’ensemble des revenus. Pas un mot par contre sur l’innovation et les pôles de compétitivité : C Blanc n’a pas été entendu dans le groupe auquel il est apparenté.
Le parti socialiste en fait le premier chapitre de son projet, en proposant de relancer la croissance par l’innovation et le pouvoir d’achat. Il veut encourager l’innovation par « une politique industrielle, avec des pôles de développement associant universités, centres de recherche entreprises et régions, créer un fonds public de capital risque, et promet d’augmenter de 10% le budget de la recherche. A coté de ces mesures on trouve aussi l’habituelle litanie sur la relance du pouvoir d’achat ou le rôle des services publics.
En résumé, à droite, les programmes ne donnent pas le sentiment d’être à la hauteur des problèmes et à gauche, les bonnes intentions à noter sont noyées dans un projet qui garde de nombreuses illusions (je pense ici à l’idée d’abroger la loi Fillon) et continue à vouloir intervenir à tort et à travers dans la vie des entreprises.
Il reste à tous quelque mois pour améliorer la copie !
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