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Générations Europe s'est constitué en association et a désigné son bureau, constitué de
Marc d'Héré (Président), Martine Bidegain, Elisabeth Boyer, Maryline Lugosi, Gérard Bardier, Gabriel Cohn Bendit et Gilles Norroy
Parmi les premiers signataires de l'Appel:
Christian BLANC (Energies Démocrates), Jean Marie BOCKEL (Gauche Moderne, PS), Daniel COHN BENDIT(Verts), Philippe HERZOG (Confrontations),Bernard KOUCHNER (Réunir, PS) Corinne LEPAGE (CAP 21),Nicole NOTAT, Marielle de SARNEZ(UDF), Lionel STOLERU (MRG)
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Peser sur le débat, c’est poser des questions oubliées ou faire des propositions qui fassent avancer notre société. Avoir un projet politique ne s’arrête pas à quelques mesures fiscales, sociales ou économiques. C’est avoir une vision d’ensemble et un projet de société en filigrane.
Le choix de l’homme s’avère plus important que celui du programme. En 1988, il n’y a pas eu de programme, en 95 l’inverse du programme a été mis en œuvre, et en 2002, on a découvert les 3 chantiers du président après son élection.
Aussi, voici quelques pistes pour choisir le futur président.
Il doit avoir le sens de l’histoire.
Pour comprendre aujourd’hui, il faut avoir intégrer les rouages de l’histoire contemporaine. Trop de politiciens réclament un changement d’institutions quand il s’agit de changer les hommes. Notre Constitution a des raisons historiques et sérieuses d’exister. Les ambitions personnelles sont néfastes à cet équilibre.
Pour comprendre demain, il faut voir la main invisible qui conduit les enjeux géopolitiques internationaux. Il faut comprendre les secousses de l’Histoire et anticiper les évolutions.
Il doit être libre.
La politique n’est pas un métier. Ceux qui le prétendent sont prisonniers des partis et de leurs clientèles. Seul un homme libre peut se détacher des sondages, des groupes de pression, et des manifestations de rue et gouverner. Etre le candidat d’un parti n’est pas dans la tradition gaullienne et il faut en comprendre les raisons. Ne pas être redevable garantit l’indépendance.
Il ne démissionnera pas. Il ne se représentera pas.
Il doit avoir le sens du collectif et de l’Etat.
Quand un homme politique pense aux prochaines élections, l’homme d’Etat pense aux prochaines générations. Les Services Publics finissent par exister pour eux-même comme l’Etat. Ils ont été confisqués par les syndicats aux dépens des citoyens.
Le prochain Chef d’Etat tâchera de rééquilibrer les parties et pour cela en connaître les rouages. A l’issue de son quinquennat, la France sera gouvernable par un non-apparatchik issu de la société civile, sans s’appuyer sur les traditionnelles castes.
On se trompe de débat dans l’immédiateté des promesses électoralistes. Faut-il réclamer plus de pouvoir d’achat dans notre société de consommation ou bien changer la société en étant tantôt à son écoute tantôt en la poussant ? Le président aura une vision collective pour vivre mieux, en société, dans des villes rassérénées comme dans les campagnes, dans un environnement sauvegardé. Il pèsera la recherche de l’efficacité et du profit à l’aulne du bien vivre des ses contemporains et des générations à venir.
Les centres de décision se déplacent. Impuissants, les politiciens constatent les évolutions de l’économie planétaire. Le pouvoir des entreprises, aux chiffres d’affaires incroyables il y a seulement 15 ans, se manifeste sans état d’âme. Seulement dans quelques pays aux administration et fiscalité pesantes, on feint de croire en la primauté du politique sur l’économique. Le ni-ni mitterrandien a été poursuivi par Chirac : pas de choix économique marqué mais une défiance affirmée envers le libéralisme.
Le prochain président devra comprendre l’économie et non en avoir peur : la France a été libérée par des grands généraux. Il ne pourrait en être différemment : il faut un Général ès Economie et Géopolitique. Comme un bon général connaît ses troupes, il est nécessaire de connaître l’entreprise de l’intérieur. Un président « chef d’entreprise » est nécessaire. Il devra armer les entreprises françaises dans cette compétition en développant leurs atouts.
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