L'association

 

Générations Europe s'est constitué en association et a désigné son bureau, constitué de

Marc d'Héré (Président), Martine Bidegain, Elisabeth Boyer, Maryline Lugosi, Gérard Bardier, Gabriel Cohn Bendit et Gilles Norroy

Parmi les premiers signataires de l'Appel:

Christian BLANC (Energies Démocrates), Jean Marie BOCKEL (Gauche Moderne, PS), Daniel COHN BENDIT(Verts), Philippe HERZOG (Confrontations),Bernard KOUCHNER (Réunir, PS) Corinne LEPAGE (CAP 21),Nicole NOTAT, Marielle de SARNEZ(UDF), Lionel STOLERU (MRG)

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Qui sommes nous ?

Nous sommes un réseau réformiste,  écologiste et européen, fondé par des responsables politiques issus de différents courants , qui ont fait le choix de partager leurs réflexions et de bâtir ensemble des propositions.

Cinq groupes de travail ont été lançés: Relations internationales (1), Développement durable et environnement( 2), Innovation, croissance, emploi (3), Société et démocratie (4), la puissance publique en question (5)

Nos interventions individuelles sur ce blog seront aussi le reflet de notre diversité. Elles n'engageront donc que leur auteur.Les textes communs seront signés GENERATIONS EUROPE

Dimanche 17 décembre 2006

Le Mouvement Européen France vient d’élire une nouvelle présidente, Sylvie Goulard. Cette élection est un événement important pour un mouvement dont les particularités en font triplement un lieu de rencontre au-delà des frontières. En effet

Le mouvement français est partie prenante du Mouvement Européen et permet donc les échanges avec nos partenaires, pour une meilleure compréhension au-delà de la différence des cultures.

            Le mouvement réunit des partisans de la gauche comme de la droite, du PS comme de l’UMP ou de l’UDF.

Le mouvement réunit aussi bien des leaders politiques connus ( comme P Moscovici, président sortant, Jl Bourlanges ou M Barnier) que des membres de la société civile.

C’est d’ailleurs au nom de cette dernière que Sylvie Goulard a été élue en début de mois, alors que le président sortant se représentait, soutenu par le député UMP P Léquiller. Le score a été serré. Les plus de 360 votants étaient les représentants des environ 3000 adhérents du mouvement.

Cette victoire, permise entre autres par le scrutin a bulletin secret qui a évité les logiques d’appareil, est probablement la conséquence de deux événements

L’innovation introduite par le président sortant, consistant dans la mise en place d’un système démocratique de désignation

Le référendum européen qui a été l’occasion pour les membres de la société civile de s’investir dans le combat électoral, et de se démarquer des logiques institutionnelles.

Le défi posé à la nouvelle présidente est au-delà de ses projets de dynamisation du mouvement, de garder cette richesse du mouvement qu’est la coexistence de responsables politiques de haut niveau et de militants parfois encartés mais dont le travail quotidien se situe en dehors des institutions politiques.

    Je souhaite longue vie à ce mouvement !
Gérard Bardier
par Gérard Bardier publié dans : EUROPE
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Samedi 25 novembre 2006

Dans Le Monde daté du vendredi 24 novembre, Jacques Calvet, ancien patron de PSA, fustige le faible niveau des propositions faites par les différents partis , et s’en prend à la droite au sujet de l’idée de concertation avec les organisations syndicales avant toute réforme du droit du travail et à la gauche à propos des 35 heures.

Il est intéressant de comparer les propos et les pratiques de l’ancien patron.

 Il justifie son opposition à la concertation en expliquant que les syndicats sont profondément conservateurs et ne s’intéressent ni aux chômeurs ni aux jeunes. Il est vrai que J Calvet n’aime pas beaucoup les syndicats qui ne sont pas aux ordres ni les syndicalistes. La justice a d’ailleurs condamné son entreprise pour discrimination anti syndicale au niveau des rémunérations. Son successeur a  décidé de revenir à un fonctionnement normal et a signé un accord pour que les syndicalistes (en particulier les permanents) aient une évolution de carrière semblable à la moyenne de leur catégorie.

A propos de 35 heures, J Calvet regrette qu’elles aient « réduit chez nos compatriotes le goût et la valeur du travail ».

En matière de goût du travail, J Calvet parle d’or. Il sait le récompenser. On se souvient en effet que le 27 septembre 1989, alors que plusieurs usines du groupe PSA sont en grève pour les salaires ( les augmentations de salaire sont très faibles depuis plusieurs années en raison de la situation économique difficile de l’entreprise), le canard enchaîné publie les déclarations d’impôts de J Calvet sur les années 86 à 88 qui prouvent que son salaire a augmenté de 45.9% en deux ans (on était à l’époque loin des niveaux de rémunération actuels des dirigeants !). Cette nouvelle met le feu aux poudres. Les ouvriers font visiter leur usine aux journalistes pour leur montrer à quel point il s’agit d’une porcherie, et notamment l’état des sanitaires.

Visitant une de ces usines quelques années plus tard, je trouve des ateliers repeints à neuf,  impeccablement propres (il est vrai que les 5S et les démarches qualité ont depuis poussé de nombreuses usines à des résultats semblables). Les sanitaires sont dans le même état, il y a même une feuille comme dans certains restaurants avec la signature qui prouve un contrôle toutes les heures. Faut il s’étonner que les ouvriers ainsi traités aient plus le goût du travail, et du travail bien fait.

On peut partager ou non certaines des remarques faites par J Calvet dans sa libre opinion. Mais il n’est sûrement pas légitime pour donner des leçons.
par Gérard Bardier publié dans : Solidarité et cohésion sociale
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Mardi 21 novembre 2006

La croissance sera-t-elle un thème majeur de la campagne électorale ? En tous les cas, avec la désignation de a candidate socialiste,  la publication des programmes de l’UMP et de l’UDF, on commence à avoir une idée de ce qui sera proposé aux français.

Les résultats économiques récents de la France n’incitent en effet pas à l’optimisme. Verel a montré que la croissance française était depuis le début de 2005 inférieure d’environ 0.15% par trimestre à celle de l’Allemagne et de 0.2% à celle de la moyenne de la zone euro ou de l’UE à 15.

Dans sa chronique hebdomadaire, Eric le Boucher analyse les causes de ces difficultés et pointe le doigt sur les difficultés de l’industrie, en stagnation depuis 2000, avec une baisse de 15% de l’industrie automobile, l’un des secteurs les plus importants de notre économie.

Dans le même temps, les nouvelles de la construction, le secteur le plus dynamique depuis quelques années, montre que dans ce domaine on est arrivé à un palier, et qu’il y a même le risque d’une baisse.

Pierre Bilger salue cette analyse alors que Olivier Bouba Olga dit l’inverse.

Les dix engagements de l’UMP publiés le 14 novembre parlent de « gagner la bataille de l’intelligence » (engagement 8) notamment par une réforme de la gouvernance des universités et l’instauration d’un contrat de recherche d’une durée d’au moins 5 ans pour les chercheurs et les post doctorants.

Comme l’UMP, l’UDF veut libérer l’emploi en assouplissant les 35 heures. Parmi ses propositions figurent aussi des aides aux PME et le transfert de certaines charges du travai vers l’ensemble des revenus. Pas un mot par contre sur l’innovation et les pôles de compétitivité : C Blanc n’a pas été entendu dans le groupe auquel il est apparenté.

Le parti socialiste en fait le premier chapitre de son projet, en proposant de relancer la croissance par l’innovation et le pouvoir d’achat. Il veut encourager l’innovation par « une politique industrielle, avec des pôles de développement associant universités, centres de recherche  entreprises et régions, créer un fonds public de capital risque, et promet d’augmenter de 10%  le budget de la recherche. A coté de ces mesures on trouve aussi l’habituelle litanie sur la relance du pouvoir d’achat ou le rôle des services publics.

En résumé, à droite, les programmes ne donnent pas le sentiment d’être à la hauteur des problèmes et à gauche, les bonnes intentions à noter sont noyées dans un projet qui garde de nombreuses illusions (je pense ici à l’idée d’abroger la loi Fillon) et continue à vouloir intervenir à tort et à travers dans la vie des entreprises.

Il reste à tous quelque mois pour améliorer la copie !

par Gérard Bardier publié dans : Innovation, croissance, emploi
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